
Le ciel est tombé sur la tête de Jack Lang le 21 juillet 2008.
La défaite de l'opposition, à une voix près, lors du vote sur la révision de la Constitution est la pire chose qui pouvait arriver à la figure emblématique de la "gauche caviar". Je n'ai jamais eu une grand sympathie pour "Jack", mais j'avoue être enclin à le prendre en pitié car les jours qui suivent l'adoption de la révision constitutionelle ne vont pas être facile pour lui.
La "Maison Rose" est dans une colère noire !
Le parti socialiste crie à la trahisonpour justifier sa défaite. Sans doute regrette t-il d'avoir aboli la peine de mort sans quoi il ne fait aucun doute que "Jack le maudit" serait écartelé en place publique. Et pourtant son vote est-il blâmable ?
Le PS oublie t-il que Jack Lang était vice-président de la comission Balladur et qu'il lui était impossible de voter contre un texte qu'il a contribué à élaborer ?
N'était-il pas prévenu depuis des semaines de son vote ?
Est-il seul coupable, quand les radicaux de gauche, eux aussi, "en conscience", ont décidé de voter majoritairement oui ?
Trois questions que les socialistes évitent de se poser, tout occupés qu'ils sont à sauver la face après ce revers.
Revers qui est la juste sanction de la stupide opposition frontale, voulue par la direction du parti, contre une réforme qui comporte des avancées réelles pour les prérogatives parlementaires.
Avancées que le PS appelait de ses voeux depuis des années. Ainsi tel est pris qui croyait prendre. La moral est sauve.
Jack Lang va pouvoir maintenant mesurer le degré de rancune de "ses chers amis de gauche". Pourquoi ne pas de nouveau gravir la roche de Solutré pour en avoir le coeur net ? Je crains que cette fois il ne se trouve pas grand monde pour l'accompagner...
Valls, Le Guen, Gorce et Carèsche, peut-être....
Y. BRICHE
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